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Anticiper l'heure des repas : vers l'identification de l'horloge alimentaire
C'est un premier pas vers l'identification de l'horloge alimentaire. Des chercheurs de l'Institut des neurosciences cellulaires et intégratives (CNRS, université Strasbourg I), et de l'université de Fribourg (Suisse) viennent, en utilisant le Chronobiotron, de mettre en évidence les premières bases moléculaires de l'anticipation de l'heure des repas. Le responsable ? Un gène déjà impliqué dans les mécanismes circadiens, dont l'expression dans le cerveau et les organes périphériques varie tout au long de la journée. Ces travaux, qui pourraient engendrer de nouvelles pistes curatives pour les maladies métaboliques telles que le diabète ou l'obésité, paraissent dans la revue Current Biology du 24 octobre 2006.
Auquel de ses deux parents l'enfant ressemble-t-il le plus ?
"Comme il te ressemble !", s'exclament très souvent la maman et la famille maternelle à propos du nouveau-né en s'adressant au papa. Lequel, comme l'ensemble de la famille paternelle, reste généralement dubitatif. Alors réalité ou manipulation ? Une équipe de recherche de l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (ISEM, CNRS – Université Montpellier 2) a étudié ce schéma fréquemment rencontré dans nos sociétés. Les résultats sont clairs : le nouveau-né, fille ou garçon, ressemble plus à sa mère. L'attribution de la ressemblance au père par la mère serait une manipulation sociale visant à conforter sa paternité. Ces travaux sont disponibles en ligne sur le site de la revue Evolution and Human Behavior.
En combien de temps le blé sauvage a-t-il été domestiqué ?
Les origines de l'agriculture et la domestication du blé sont fondamentales pour comprendre le développement des sociétés humaines. Mais la chronologie précise et les détails du processus n'étaient pas encore connus. Dans un article publié dans Science le 31 mars 2006, George Willcox du laboratoire Archéorient (CNRS, Université Lyon 2) et Ken-Ichi Tanno du Research Institute for Humanity and Nature au Japon, fournissent de nouvelles données permettant de mieux comprendre tout d'abord quand et comment s'est produit la domestication des céréales, en particulier celle du blé, et quand les humains ont abandonné la cueillette en faveur de l'agriculture.
Pourquoi l'araignée suspendue à un fil ne tourne pas sur elle-même
Les propriétés exceptionnelles du fil d'araignée en font une sorte de pain béni pour la recherche sur les polymères. Cependant, ses étonnantes capacités de torsion demeurent méconnues. Comment expliquer le fait qu'une araignée suspendue à un fil reste parfaitement immobile, au lieu de tourner sur elle-même comme un alpiniste au bout d'une corde ? Des chercheurs du laboratoire de physique des lasers (CNRS – Université de Rennes) détaillent les exceptionnelles propriétés de ce matériau qui n'a pas fini de nous surprendre. Ces résultats paraissent dans la revue Nature du 30 mars 2006.
Pourquoi certains animaux sont-ils altruistes ?
Des chercheurs du laboratoire d'écologie de l'Université Pierre et Marie Curie (ENS-CNRS) et du Royal Holloway College (Londres, Royaume-Uni) viennent d'expliquer l'évolution des comportements altruistes chez l'animal.
Les personnes atteintes d'un diabète de type 2 mettent peut-être leur santé en péril malgré la disponibilité de traitements efficaces
Une importante enquête internationale confirme que, malgré la disponibilité de traitements efficaces contre le diabète, beaucoup de malades ne parviennent pas à atteindre les niveaux optimaux de contrôle. Ces personnes souhaitent que leur soient proposés des traitements alternatifs pour les aider à contrôler leur diabète
Parasitisme : Une nouvelle stratégie pour échapper à la prédation de son hôte
Pour poursuivre leur cycle, des vers parasites poussent leur hôte, des insectes, à se suicider en se jetant à l'eau. C'est ce qu'avaient précédemment montré des chercheurs du laboratoire Génétique et évolution des maladies infectieuses (CNRS – IRD, Montpellier). Mais que se passe t-il si l'insecte parasité est mangé par un poisson ou une grenouille ? Les chercheurs dévoilent dans la revue Nature du 6 avril 2006, que les vers sont capables de sortir du cadavre de l'hôte ingéré puis de remonter le tube digestif du prédateur pour s'échapper par sa bouche, sa branchie ou sa narine. Cette adaptation anti-prédation est unique chez les parasites.
Il y a 9000 ans : les premiers dentistes
Des fouilles réalisées à Mehrgarh, une nécropole du Pakistan datant de 9000 ans, ont révélé les prémices d'une profession encore tout à fait actuelle : celle de dentiste. Ces travaux ont été réalisés par une équipe internationale conduite par la mission archéologique française (CNRS, Musées des arts asiatiques-Guimet). Ils sont publiés dans la revue Nature du 6 avril 2006.
Droite ou gauche ? Mon cœur balance
Les organismes pluricellulaires, y compris l'homme, sont asymétriques selon 3 axes : l'axe antéro-postérieur (A/P), l'axe dorso-ventral (D/V) et l'axe droite-gauche (D/G). Le développement ne peut avoir lieu sans ce système de coordonnées spatiales. Pour comprendre la façon dont on devient asymétrique au cours du développement, les biologistes cherchent à identifier les molécules et les gènes contrôlant cette étape importante. Une équipe de chercheurs de l'Institut de recherches « Signalisation, biologie du développement et cancer » (CNRS, Université de Nice Sophia-Antipolis) menée par Stéphane Noselli a identifié chez la drosophile un nouveau gène dont la mutation entraîne un situs inversus, c'est à dire une inversion complète de l'axe D/G. Ce gène code pour une protéine dont il existe un homologue chez l'homme. Ce type de recherche permettra de mieux diagnostiquer et traiter les malformations et anomalies découlant d'un défaut d'asymétrie D/G. Ces résultats seront publiés dans deux articles de la revue Nature du 6 avril 2006.
Séquençage du génome de la bactérie Kuenenia stuttgartiens, un acteur majeur du cycle de l'azote
Le génome de la bactérie, Kuenenia stuttgartiensis, vient d'être séquencé à partir d'une communauté bactérienne issue de l'environnement. Ce résultat, publié dans Nature du 6 avril 2006, est le fruit d'une longue collaboration entre des chercheurs du Génoscope (Genopole, Evry), notamment l'unité mixte Génomique métabolique (CNRS - Université d'Evry -CNRG) (1), et des équipes des Universités de Nimègue (2), Munich (3) et de Vienne (4). Kuenenia stuttgartiensis est le prototype du groupe des bactéries anammox qui oxydent l'ammoniaque en azote en l'absence d'oxygène. Cette particularité fait de ce groupe un acteur majeur dans la régénération de l'azote atmosphérique. Son utilisation pour simplifier, accélérer et abaisser le coût du traitement des eaux usées est à l'essai au niveau industriel.
