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Substances chimiques : Le CNRS met en place une expertise collective sur les enjeux de REACH
A la demande du ministère de l'Ecologie et du développement durable (MEDD) et du ministère de l'Economie, des finances et de l'industrie (MINEFI), le CNRS met en place en janvier 2007 une expertise collective sur les enjeux scientifiques liés à la mise en place du règlement européen REACH instaurant un système unique d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation des produits chimiques.
Les lacs de Titan
Titan, le plus gros satellite de Saturne, présente un paysage parsemé de lacs de méthane au voisinage de son pôle Nord. Il serait doté d'un cycle hydrologique actif, où le méthane liquide jouerait un rôle similaire à celui de l'eau sur Terre. Cette découverte a été réalisée avec le radar de la sonde Cassini-Huygens de la NASA et de l'ESA, par une équipe internationale comprenant deux chercheurs français, issus de laboratoires du CNRS (1). Elle est publiée dans la revue Nature du 4 janvier 2007.
Un nouveau mécanisme de détection des infections microbiennes
Après avoir identifié plusieurs molécules impliquées dans la détection des infections bactériennes, une équipe du laboratoire « Réponse immunitaire et développement chez les insectes (1) » (CNRS - Strasbourg), conduite par Dominique Ferrandon (2), vient de mettre en évidence le rôle primordial de la protéine GNBP3 (3) dans la détection des infections fongiques chez la drosophile. Cette découverte a révélé l'existence d'un nouveau mécanisme de détection de ces infections, basé sur la perception de l'activité pathogène des champignons. Ces résultats, publiés dans la revue Cell le 29 décembre 2006, ouvrent de nouvelles perspectives dans l'étude des mécanismes de reconnaissance des infections microbiennes, dans le cadre de la réponse immunitaire innée.
Développement embryonnaire : l'importance des gènes exprimés chez la mère
Pendant la grossesse, certains gènes exprimés chez la mère interviendraient directement dans le développement normal du fœtus. C'est en particulier le cas des gènes codant la sérotonine maternelle, neurotransmetteur clef de nombreux processus physiologiques. L'équipe de Jacques Mallet, du Laboratoire de génétique moléculaire de la neurotransmission et des processus neurodégénératifs (CNRS – Université Paris 6), révolutionne par cette découverte nos connaissances du développement embryonnaire. D'après ces travaux, publiés en ligne sur le site de PNAS, l'étude des gènes maternels devrait permettre d'aborder sous un angle nouveau la prévention et le traitement de différentes maladies à hérédité complexe comme l'autisme et les troubles gastro-intestinaux.
Les lapins nouveau-nés apprennent grâce à une phéromone du lait
La phéromone qui guide, parmi d'autres signaux, le lapereau vers les tétines de la mère, possède également une autre fonction : elle favorise l'assimilation d'informations nouvelles par le nouveau-né. Cette découverte, issue de travaux menés par l'équipe d'éthologie du Centre européen des sciences du goût à Dijon (CESG, laboratoire CNRS/Université de Bourgogne/Inra)(1), est publiée dans la revue Current Biology du 10 octobre.
Troubles cognitifs et obésité : le lien se précise
Quelques études ont déjà suggéré un lien entre l'obésité et les démences séniles, mais généralement à un stade avancé de chacun de ces troubles. Des chercheurs du CNRS et de l'Inserm viennent aujourd'hui d'observer une relation linéaire entre l'excès de poids et certaines capacités cognitives à un stade plus précoce, dans une population adulte d'âge moyen en bonne santé. Le suivi de cette population sur 5 ans montre par ailleurs une évolution moins favorable des résultats aux tests cognitifs standards chez les personnes d'indice de masse corporelle (IMC)(1) élevé. Cette étude paraît le 9 octobre 2006 dans la revue Neurology.
La galaxie d'Andromède victime d'une collision frontale
La structure du disque d'Andromède (ou Messier 31) la plus grosse galaxie spirale du Groupe Local , a toujours été un mystère : la carte du gaz interstellaire est dominée par un grand anneau, qui semble se superposer à des morceaux de spirale. La découverte par le satellite infrarouge Spitzer d'un deuxième anneau au centre de la galaxie a permis à une équipe internationale de chercheurs impliquant le Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA, CNRS, Observatoire de Paris), de proposer une solution au problème grâce à la simulation numérique. Ainsi, les deux anneaux seraient des ondes de densité se propageant à partir du centre, issues de l'impact d'une petite galaxie compagnon qui aurait traversé le disque d'Andromède. Ces travaux paraissent dans la revue Nature du 19 octobre 2006.
Les chèvres domestiques, reflets de la révolution Néolithique
Les chèvres domestiques ont contribué à l'apogée de la "révolution Néolithique", cette période de l'histoire de l'humanité où les hommes ont cessé de ne vivre que de chasse et de cueillette pour se sédentariser et mettre en place l'agriculture. Parmi les premiers animaux domestiqués, les chèvres se différencient des autres espèces d'élevage par une forte homogénéité génétique à l'échelle mondiale. Des archéologues et des généticiens du laboratoire d'Ecologie alpine (CNRS, Université Grenoble I, Muséum National d'Histoire Naturelle) et de l'équipe de paléontologie du laboratoire de Biologie moléculaire de la cellule (ENS de Lyon) viennent de montrer que les déplacements des chèvres domestiques ont commencé dès l'expansion de l'élevage, du Proche Orient vers l'Europe, il y a 10 500 ans environ.
Tests biologiques : un nouveau venu plus sensible et moins coûteux
Des chercheurs du CNRS et de l'ESPCI (1) ont découvert une nouvelle méthode de détection des maladies infectieuses telles que le SIDA ou les hépatites. Analogue à un test de grossesse, elle serait aussi bon marché et 1000 fois plus sensible que la méthode actuellement utilisée. Elle permettrait un dépistage précoce, grâce à une machine portative accessible aux pays les plus défavorisés.
La température des océans primitifs : le message des isotopes du silicium
La température des océans au Précambrien (3.5 milliards d'années) est sujette à controverse. Des chercheurs du Laboratoire d'étude de la matière extraterrestre (Muséum national d'histoire naturelle) et du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS) ont cherché à reconstituer la température de ces océans en mesurant conjointement les compositions isotopiques de l'oxygène et du silicium dans des silex anciens. Leurs conclusions, confortent une hypothèse datant des années 70 et jamais confirmée depuis : celle d'un océan très chaud (60 – 80°C) il y a 3.5 milliards d'années. Ces travaux paraissent dans la revue Nature du 26 octobre 2006.
